09 mai 2008
Drôle de mine - Linda Lemay
Je voulais mettre une vidéo pour que vous puissiez mieux l'apprécier mais impossible d'en trouver (ou alors je ne sais pas chercher ;)) Quoi qu'il en soit, j'adore Linda Lemay et je ne me lasse pas de l'entendre mais également de la chanter ! bon ok faut pas rester dans les parages si vous voulez pas déprimer mais quand même moi j'adore ! Alors pour vous rendre curieux et vous donner envie de l'écouter voici les paroles de Drôle de mine
T'as du plomb dans la tête les soirs où tu me la fais
Quand je veux pas que tu t'arrêtes tu me boudes et te tais
Quand je suis à bout de nerfs tu te roules sur la table
Jusqu'à tomber par terre et rester introuvable
Et pourtant y'a des soirs où tu te moules à mes doigts
Parfois j'ai peine à croire les mots que tu m'envoies
Tu fais semblant de rien mais t'as le sang qui bout
Tu me prends par la main puis tu danses comme un fou
Je te porte à ma bouche te mordille en douceur
Et c'est moi qui te couche après de longues heures
T'as du plomb dans la tête et ce soir je me la paie
Tu veux pas faire la fête tu veux pas faire la paix
Ça me tentait pas d'attendre après ta bonne humeur
Ce que tu viens d'entreprendre c'est un mauvais quart d'heure
C'est pas ma faute si des fois c'est en plein restaurant
Que j'ai envie de toi devant d'autres clients
Tu peux te compter chanceux je suis juste un peu bohème
Tu vivras peut-être pas vieux mais tu sais que je t'aime
Y'en a des pires que toi ceux qui se prostituent
Sous n'importe quels doigts sur n'importe quelle rue
En disant des sottises pour des questions d'argent
Paraît qu'on les méprise chaque fois qu'on les prend
Faudrait bien que tu saches quand tu te sens miné
Que ceux qui bavent et qui crache t'as rien à leur envier
Moi j'en connais pas mal qui se voient condamnés
Plongés dans un journal a faire des mots croisés
T'as du plomb dans la tête et ce soir tu te la casses
Quand je veux jouer au poète tu te retournes et t'effaces
Mais tu feras te que tu veux je t'aurai à l'usure
Dis pas que t'es trop vieux pour une autre aventure
C'est pas ma faute si tu rêves de ne pas être éphémère
Moi aussi ça m'énerve de finir en poussière
Je crois qu'on vient tous au monde pour broyer du noir
À chacun ses secondes au fond de l'aiguisoir
Y'en a des pires que toi ceux qui se prostituent
Sous n'importe quels doigts sur n'importe quelle rue
En disant des sottises pour des questions d'argent
Paraît qu'on les méprise chaque fois qu'on les prend
Faudrait bien que tu saches quand tu te sens miné
Que ceux qui bavent et qui crache t'as rien à leur envier
Moi j'en connais pas mal qui se voient condamnés
Plongés dans un journal a faire des mots croisés
Y'en a bien des plus grands et des plus colorés
Qui y ont l'air quand tu te mets à parler
Y'a que toi qui me donnes des frissons dans l'échine
Y'a que toi qui m'étonnes avec ta drôle de mine
T'as du plomb dans la tête et ce soir c'est bizarre
T'as la mine mauvaise et t'as les traits tirés
T'as du plomb dans la tête mais c'est vrai qu'il est tard
Si tu veux qu'on arrête je vais même pas aiguiser
11 février 2008
La Centenaire - Lynda Lemay
Ca fait cent longs hivers
que j'use le même corps
j'ai eu cent ans hier
mais qu'est-ce qu'elle fait la mort
J'ai encore toute ma tête
elle est remplie d'souvenirs
de gens que j'ai vus naître
puis que j'ai vus mourire
J'ai tellement porté d'deuils
qu'j'en ai les idées noires
j'suis là que j'me prépare
je choisis mon cercueil
Mais l'docteur me répète
visite après visite
qu'j'ai une santé parfaite
y'est là qu'y m'félicite
{Refrain:}
J'ai vu la Première guerre
le premier téléphone
me voilà centenaire
mais bon, qu'est-ce que ça me donne
les grands avions rugissent
y'a une rayure au ciel
c'est comme si l'éternel
m'avait rayée d'sa liste
Ca fait cent longd hivers
que j'use le même corps
j'ai eu cent ans hier
mais qu'est-ce qu'elle fait la mort
Qu'est-ce que j'ai pas fini
qu'y faudrait que j'finisse
perdre un dernier ami
enterrer mes petits-fils?
J'ai eu cent ans hier
ma place est plus ici
elle est au cimetière
elle est au paradis
Si j'mertais l'enfer
alors c'est réussi
car je suis centenaire
et j'suis encore en vie
{au Refrain}
Moi j'suis née aux chandelles
j'ai grandi au chaudron
bien sûr que j'me rappelle
du tout premier néon
J'ai connu la grande crise
j'allais avoir 30 ans
j'ai connus les églises
avec du monde dedans
Moi j'ai connu les cheveaux
et les planches à laver
un fleuve beau
qu'on pouvait se baigner
Moi j'ai connu l'soleil
avant qu'y soit dangereux
faut-il que je sois veille
venez m'chercher, bon dieu
J'ai eu cent ans hier
c'est pas qu'j'ai pas prié
mais ça aurait tout l'air
que dieu m'a oubliée
Alors j'ai des gardiennes
que des nouveaux visages
des amies de passage
payées à la semaine
Elles parlent un langage
qui n'sera jamais le mien
et ça m'fait du chagrin
d'avoir cinq fois leur âge
Et mille fois leur fatigue
immobile à ma fenêtre
pendant qu'elles naviguent
tranquilles sur internet
{au Refrain}
C'est vrai qu'j'attends la mort
mais c'est pas qu'j'sois morbide
c'est qu'j'ai cent ans dans l'corps
et qu'j'suis encore lucide
C'est que je suis avide
mais qu'y a plus rien à mordre
c'est au'mon passé déborde
et qu'mon avenir est vide
On montre à la télé
des fusées qui décollent
est-ce qu'on va m'expliquer
ce qui m'retient au sol
Je suis d'une autre école
j'appartiens à l'histoire
j'ai eu mes années folles
J'ai eu un bon mari
et quatre beaux enfants
mais tout l'monde est parti
dormir au firmament
Et y'a qui moi qui veille
qui vis, qui vis encore
je tombe de sommeil
mais qu'est-ce qu'elle fait la mort.





